♪ Messieurs-dames. Nos différences sont que physiques, munis de cinq sens à la fois tous identiques mais uniques, nous sommes similaires mais, pas tous égaux. Faits de vanité, de qualités et de défauts. Sais pour quelles raisons certains devraient se taire car l'être humain est imparfait, Je dis qu'ce monde est à refaire. On s'égare, on se perd ou on s'extermine. Dur de bâtir un avenir sur un champ d'mines. Pourquoi l'Homme aime les guerres, le vacarme des bombes, du plomb dans de la chair ou l'on fait fleurir des tombes. On succombe, on vit, on nous emprisonne. On apprend à dire merci à ceux qui nous empoisonnent, on nous saucissonne ce qui nous rend peureux, on nous conditionne à faire semblant d'être heureux. Même si on nous cartonne, on tendra l'autre joue. On encaisse, on pardonne, mais on s'habitue c'est tout. Pourquoi tout est si terne si rageant ceux qui nous bernent, nous gouvernent pour l'argent. Une poignée d'hommes dirigent le monde c'en est insupportable et nous nous battons pour quelques miettes tombées de leur table. Course à la richesse, course à l'armement. On sourit par politesse à ces vilains garnements. Ils ont fouillé les sous-sols, rempli des cercueils et espèrent faire de l'Irak une terre d'accueil. Pourquoi l'argent dirige le monde et fait tourner des têtes érige des bombes et fait tomber des têtes. Pourquoi je vis si bien dans un cocon, pourquoi je me plains alors que j'ai grandi dans du coton ? Comparé à certains, je vis dans des paillettes. Enfants d'Afrique ou d'ailleurs élevés au bruit des mitraillettes. Je ne suis rien devant vous, c'est fou comme j'ai honte et j'ose me plaindre devant cette soi-disant vie que j'affronte. [...] Ma douleur est profonde j'en suis éc½uré je ris de peur d'avoir à pleurer. Pourquoi l'amour me fait vibrer mais me fait si peur ? J'ai tant d'mal à me livrer, à laisser battre mon c½ur et c½ur de pierre, fleur du ciment. On se terre, on s'enterre sans exprimer nos sentiments, on préfère se taire que dire c'qui nous tracasse, on se cache derrière une jolie carapace. [...] était-ce un rêve quand on m'a parlé d'aider son prochain ? Mais c'est "marche ou crève", on préfère nourrir son chien. ici-bas, triste constat, je n'sais même pas pourquoi je me bats. ♪

